INTERVIEW – KONE DODO ( CADRE DU RDR) :

Connu surtout pour son apport considérable dans le show biz Ivoirien, M Koné Dodo est aujourd’hui un cadre actif du RDR. A l’occasion de la cérémonie d’investiture des « Amazones de ADO » chez lui à Boundiali, dont il a été le parrain, nous l’avons rencontré. Il nous parle de son parti et des dispositions prises sur le terrain pour assurer la victoire de Ado en Octobre 2006. Interview.

« Aujourd’hui, les gens ont compris que Alassane est le seul salut pour la Côte d’Ivoire »

Réalisé à Boundiali par Jean Claude Coulibaly

Le patriote : M Koné, nous venons d’assister à la cérémonie d’investiture du Bureau départemental des Amazones. A quoi répond cette cérémonie ?

Koné Dodo : Rien de très particulier. Sinon que nous faisons à notre humble niveau ce que nous pouvons pour amener le docteur Alassane Dramane Ouattara à la magistrature suprême en octobre 2006. Evidemment, l’un des moyens pour mener ce combat est d’aider ces petites sœurs qui nous sollicitent pour cette cause commune. C’est pourquoi nous avons jugé utile de les soutenir et de les encadrer. C’est la mission que le ministre Zémogo Fofana m’a confiée.

L.P. : Le Bureau départemental est maintenant en place, qu’attendez vous de vos filleules ?

K.D : Nous voulons qu’elles s’impliquent dans l’identification, dans la campagne présidentielle, quand elle sera effective. Et surtout, au quotidien, qu’elles travaillent pour amener les hommes et les femmes à venir grossir les rangs du RDR et qu’elles veillent à ce que tout le monde (en tout cas ceux qui ont le droit de voter) soit sur les listings électoraux. Il faut qu’elles s’impliquent activement, pendant les audiences foraines et l’identification, pour que tout le monde ait ses papiers afin de voter utile en octobre 2006. C'est-à-dire voter pour le docteur Alassane Dramane Ouattara. Nous, nous sommes Alassaniste à 150%. Nous faisons à notre humble niveau ce que nous pouvons. Mais Boundiali doit voter massivement pour le RDR.

L.P. : Que comptez-vous faire pour les accompagner dans leur mission sur le terrain ?

KD : Nous comptons les encadrer, leur donner des conseils utiles et faire ce que nus pouvons pour que leurs rangs grossissent. Et que toutes les jeunes filles et les femmes qui veulent voter le RDR se fassent connaître pour qu’elles aient les papiers. Les jeunes filles sont les plus dynamiques. Car, elles ont la jeunesse et le temps pour se battre de jour comme de nuit pour une noble cause. A savoir faire élire Alassane Dramane Ouattara. Le RJR, les Amazones, les femmes doivent donc se mettre ensemble pour se battre. Nous, nous allons les encadrer, nous allons les aider tant matériellement que moralement, avec le ministre Zemogo qui est le patron des Républicains dans la région. Nous ferons en sorte d’être leur porte-parole auprès des autorités à Abidjan et aussi les aider directement.

L.P. : Vous qui êtes un cadre de la région et militant du RDR, pouvez-vous nous dire comment se porte le parti de Alassane Dramane Ouattara dans cette partie de la Côte d’Ivoire ?

K.D. : Je pense que le parti se porte bien à Boundiali. Mais, il doit se porter mieux. Il ne faut jamais dire que tout est parfait et que nous allons réussir aisément. Il faut chercher à améliorer, au quotidien, ce que l’on fait. Il faut renforcer la cohésion des militants et arrêter les querelles de leader-ship. C’est important. Pour que nous soyons forts, il faut que nous allions dans la mêeme direction, que nous nous battions pour le même idéal, le même objectif. Et aujourd’hui, la configuration du terrain fait que nous pouvons aisément grossir nos rangs. Parce qu’en dehors du RDR, il y a très peu de partis qui sont implantés dans le Nord. Et même qui sont plus ou moins présents, le RDR peut aisément recruter en leur sein.

Aujourd’hui, les gens ont compris que le docteur Alassane Dramane Ouattara est le seul salut pour la Côte d’Ivoire. Ils se battront quels que soient leurs partis politiques d’origine, pour que cette victoire se réalise. Nous, en tout cas, tous les jours, nous leur expliquons que ce n’est pas une affaire du RDR. C’est une affaire d’intérêt national. Il faut que nous donnions le pouvoir à quelqu’un, capable de nous amener le développement, de faire en sorte que l’impunité, le tribalisme et la xénophobie disparaissent. Et qu’il n’y ait pas de différence entre les membres des différents partis. Tout le

monde est pareil ici à Boundiali. Je ne vois pas pourquoi chercher à éviter quelqu’un parce qu’il serait du PDCI ou d’un autre parti. Nous devons faire en sorte que le maximum de personnes viennent au RDR. Nous disons qu’il faut voter pour Alassane Dramane Ouattara. Pas parce qu’il est du Nord. Mais parce qu’il est le candidat idéal pour la Côte d’Ivoire.

L.P. : L’échéance de la présidentielle d’octobre prochain approche à grands pas. A Boundiali, comment la préparez-vous ?

K.D : Nous faisons beaucoup de choses. Par exemple, ce que nous avons fait avec « les Amazones » est l’un des paramètres qui contribuent à préparer la victoire de ADO. Le ministre Zemogo Fofana est en train de remobiliser ses troupes. C’est ce que nous essayons de faire également. Mieux, les organiser pour que nous soyons en ordre de bataille. Effectivement, la dernière fois, à l’instar du Bureau politique qui s’est tenu à Abidjan, le ministre a réuni tous les responsables locaux du RDR, du RJR, du RFR et tous les militants. Beaucoup de choses ont été dites. Les militants de base ont signifié leur mécontentement ou leur satisfaction quand cela était nécessaire. Le ministre a pris acte des griefs et a donné des instructions pour que nous nous mobilisions et nous nous organisions. Faire en sorte que les querelles de personnes cessent. Vous savez que dans tous les partis, il y a des problèmes. Mais ne perdons pas de vue notre lutte commune (…) Ce que je souhaite, c’est qu’au soir du 30 octobre prochain, Alassane Dramane Ouattara soit élu à Boundiali à plus de 75% des voix. Nous demandons à tous nos frères des autres partis de nous rejoindre pour faire une liste démocratique. Nous allons essayer de les convaincre avec les autorités politiques, le Coordinateur départemental, le Commissaire politique. Nous devons nous engager résolument à résoudre les problèmes de personnes, nous le répétons.

JCC

Le Patriote 2006/N° 2011
Du Mercredi 14 Juin 2006